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Dance as TextIdeologies of the Baroque Body$

Mark Franko

Print publication date: 2015

Print ISBN-13: 9780199794010

Published to Oxford Scholarship Online: August 2015

DOI: 10.1093/acprof:oso/9780199794010.001.0001

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(p.158) Appendix Two Original Text and Translation of Les Fées (1625)

(p.158) Appendix Two Original Text and Translation of Les Fées (1625)

Source:
Dance as Text
Publisher:
Oxford University Press

Les Fées des forests de Saint Germain: Ballet dansé par le roy en la salle du Louvre le 9. jour de fevrier 1625

Quelques Fées bouffonnees des forests de sainct Germain, lassees de la conversation insensible des arbres et des bois: Ou plustost guidees par les ressentimens bien plus sensibles de leurs propres passions, viennent en la presence des REYNES & des Dames de Paris, non pour se soubmettre à leur puissance, (car estans Fées elles peuvent tout) mais pour admirer leurs beautez & leurs merites, dont la renommee court aussi bien au profond des forests plus espaisses que parmy les dorures du Louvre. Et comme chacune d’elles preside bouffonnesquement sur quelque science particuliere, leur humeur railleuze qui se mocque des Ballets serieux, les convie de venir l’une apres l’autre offrir à la Compagnie un plat de leur mestier, selon l’ordre qui s’ensuit.

Tout le monde sçait que la Musique a tant de force sur les esprits, qu’elle attire les coeurs par les oreilles; Et que c’est elle qui guide les Ballets. C’est pourquoy GUILLEMINE LA QUINTEUZE Fée de la Musique, qui preside sur les accords & consonnances, envoye son Recit devant elle, orné de ses trophées & qui tesmoigne ses desseins [Figure 35]. Ceste Fée ayant enchanté la salle d’un coup de baguette, introduit la Musique en Colosse de Femme, qui bat bizarement la mesure des Ballets suivans: Elle a son vertugadin entouré de Luths & Theorbes pour servir à ceux de sa suitte.

(p.159)

Appendix Two Original Text and Translation of Les Fées (1625)

Figure 35. Music’s récit from Les Fées des forests de Saint Germain (1625). Bibliothèque nationale, Paris.

Soudain que ce Colosse prend sa place, une troupe de Musiciens de campagne aussi fatiguez d’avoir couru le Cerf parmy les ronces & les espines, que desireux de plaire aux Dames de la ville, viennent dansans un Ballet sous le chant qui sort de leurs Cors.

Ces Chasseurs s’approchans de la Musique prennent leurs Luths acrochez autour de son vertugadin, & pour se divertir des bruits ordinaires de la chasse, soubmettent leur humeur champestre à la delicatesse, & dansent un autre Ballet au doux chant de leurs voix & de leurs luths.

Mais nostre GUILLEMINE LA QUINTEUZE, non contente d’avoir remply les esprits de ses merveilles, pour adoucir le tintamarre de ses charivaris, introduit un gracieux Ballet de Chaconistes Espagnols, tant Cavaliers que Dames, qui ajustant le son des cordes de leurs Guitarres avec l’agilite de leurs pieds, monstrent qu’en toutes sortes de perfections ils ont de l’avantage: Aussi elle ne pouvant pas mieux tesmoigner les effects de sa puissance, se retire avec son équipage pour donner place à ses Compagnes.

(p.160) Incontinent GILLETTE LA HAZARDEUZE Fée des Joüeurs, (sous l’Empire de laquelle les plus galans flechissent aussi bien que les citadins) piquee d’une genereuse envie de l’experience de sa Compagne, envoye son Recit couvert de ses livrees, et fascine si bien par son entree les quatre coings de la Salle, qu’elle attire hors du bois un Torniquet mobille autour duquel des Laquais & des Bertrans dansent un Ballet; dont les gestes et les postures ne sont à rejetter.

Apres ceux-là, sortent de tous costez des Espirits folets, Joüeurs de balle forcee, qui meslant les efforts de leur partie avec les pas d’un agreable Ballet, tesmoignent avec un extresme artifice leur souplesse & leur disposition.

Ceste trouppe n’a pas si tost tourne le dos à l’assistance, qu’une autre espece d’Esprits dansent un Ballet, apportant un Marcher, sur lequel le Renard & les Poulles se viennent placer pour commancer la partie: Elles y arrivent en dansant un fort gentil Ballet, puis jouent avec tant d’artifice, que si la finesse du Renard les attrape & les tuë, la gaule de la Fée les r’anime en sorte qu’elles espreuvent la douceur de la vengeance sur leur ennemy. Soudain tout cela disparoist, & la Fee des Joueurs part du Louvre pour aller presider sur les quilles & courteboulle de la campagne.

Apres arrive le Recit de JACQUELINE L’ENTENDUE, Fée des estropiez de cervelle, lequel par ses ornemens capricieux tesmoigne les idees bouruës de sa Maistresse. Mais elle qui pour ignorer ses deffauts, croit en trouver dans les choses plus parfaites, & qui a une carabine dans l’esprit aussi bien que ceux de sa suitte; pense avec les coups de sa gaule abaisser sous ses pieds le plancher qui est sur sa teste.

Elle introduit les EMBABOUINEZ, lesquels par la palleur de leurs visages effrayez & par les tristes soins qui les embaboüinent, donnent assez de cognoissance qu’ils sont envieillis dans leur propres inquietudes.

Ceux-là sont suivis par les DEMY-FOUX, qui interprettent les intervalles lucides de leur humeur par la difference de leurs habits & de leur danse sage & folle; Et finissent leur Ballet par les inégalitez de leurs mouvemens.

Les FANTASQUES, qui vivent aussi sous les loix de cette Rafinee-d’esprit, entrent inconsidérement pour danser leur Ballet, duquel ils viennent si bien à bout, que l’on ne se peut plaindre de leur extraordinaire conduite.

En fin JACQUELINE L’ENTENDUE, pour tirer l’échelle apres soy, introduit les Esperlucates, dont la gentillesse surpassant la renommee, s’expliquera aussi bien par la nouveauté de leur Ballet que par la perfection de leur danse. Celles-là partent pour s’aller achever d’habiller, suivant leur Fée qui ne guarira pas pour aller aux eauës de forge.

Ce pendant, le Recit D’ALIZON LA HARGNEUZE, Fée des vaillans Combatans, commance à paroistre à un bout de l’appareil, & apres avoir chanté guerrierement les exploits pretendus de celle qui l’envoye, luy cede la place, tandis que la Fée tasche de (p.161) forcer par les enchantemens de son entree tout ce qui est autour d’elle; croyant que ses armes feintes, trempees dans le sang chimerique de ses ennemis imaginaires, soient des marques asseurees de sa menteuse valeur.

C’est pourquoy elle ordonne que de deux pavillons sortent deux tenans, pour soustenir un combat à la barriere: lesquels precedez de leurs parrins, & de tout l’equipage necessaire, se monstrent aussi crotesquement furieux que leur geste est bouffonnesque.

Ceux-là sont suivis des assaillans qui dansent un Ballet avec leur armes fantastiques: puis le combat animé par le son des tambours, s’eschauffe de telle sorte que ses vaillans Combattans se retirent sans perte d’homme.

Aussi tost entre l’espouvantable Ballet des Coupe-bras & testes, qui bien que postices ne laissent pas d’avoir besoin d’un grand artifice pour tromper l’assemblee.

Finalement ceste fiere ALIZON LA HARGNEUZE (qu’aucuns disent estre celle qui apprit a DOM QUIXOTE à combattre les moulins à vent, fait sortir des Medicins armez, montez sur leurs mulles, qui apres avoir danse un Ballet, croyans estre les meilleurs Cheuvaux legers de France, tesmoignent par leur course de quintaine et de bague, qu’ils ne sont que cerveaux legers. Ils courent aussi à camp ouvert les uns contre les autres d’un geste si inoüy, qu’ils esperent graver l’extravagante memoire de leurs combat dans les esprits de l’assistance. Puis ils sortent avec leur Fée en teste qui se rit de sa propre science, & apprend à ses suivans de se mocquer de celle d’autruy.

Soudain que cét équipage d’armes est retiré, on se prepare a considerer MACETTE LA CABRIOLEUZE, Fée de la Danse, dont on sçait la venuë par les chansons de son Récit.

Celle-là estant dispostement entree, introduit le Ballet des Bilboquets inanimez: Mais leur danse ne se peut descrire pour n’estre sujette à la plume de personne.

Quoy que ce soit la Fee escamotte les Bilboquets; & par son pouvoir feint ou veritable leur donne la vie, afin qu’ils dansent un Ballet, où paroist tant d’agilité, de grace et de disposition, qu’il est aysé à cognoistre que si l’esprit leur a esté infus par Macette, ce n’a esté que pour plaire à l’assemblee.

Et parce que la coustume des grands Ballets est si vieille, qu’elle est comme sur les bras des Cavalliers & des Dames qui attendent. La conclusion des Fées ordonne que l’on aille chercher celle de ce Ballet parmy les Dames, & que l’on danse tant qu’il leur plaira.

The Fays of Saint Germain Forest: Ballet Danced by the King in the Louvre Hall on February 9, 1625

Several farcical Fays of the Saint Germain woods,1 weary of the trees’ unfeeling commerce or, rather, induced by feelings responsive to their own passions, enter the presence of the QUEENS and Ladies of Paris. Without lending their services to these Dames (for Fays are all-powerful) they admire their beauty and merits whose fame circulates within the (p.162) forest’s deepest thicket as well as down the Louvre’s gilded halls. And as each Fay drolly presides over some form of knowledge, their bantering inclination to mock serious Ballets brings them into our Company, one after the other, offering up dishes of their own devising, in this order:

Everyone knows that Music has a tremendous influence on the mind and that it draws the heart out through the ears; and, furthermore, Music rules over Ballets. That is why CAPRICIOUS GUILLEMINE, Fay of Music, presiding over its chords and harmonies, sends her récit before her, wearing tokens symbolizing her intentions [Figure 35]. This Fay, having spellbound the audience with a stroke of her magic wand, introduces Music as a Female Colossus, who will beat out the time of the following Ballets most weirdly: the latter’s farthingale is hung ‘round with Luths and Theorbos her followers will play.2

As soon as the Colossus takes up her position, a group of rustic musicians, as tired from hunting stags through brambles and thorns3 as they are desirous of pleasing the Ladies of the town, come to dance a ballet to the music issuing from their own hunting horns.4

These hunters approach Music and take up the Luths hanging from her farthingale, and to divert themselves from the usual sounds of the hunt, exchange their rustic mood for one of delicacy, dancing another Ballet to the sweet sound of their voices and luths.

But our CAPRICIOUS GUILLEMINE, not content with the marvels thus far revealed and to soften the din of her charivari, introduces a graceful Ballet of the Spanish Chaconne players, Knights, and Ladies, who tune the sound of their guitars to the agility of their feet, showing that they have the advantage in all kinds of perfections. Then Music, able to give no better sign of her powerful effects, withdraws with her entourage to make way for her Companions.

Immediately, GILLETTE THE RISKY, Fay of Gamesters (under whose empire fall the most gallant as well as city folk), provoked by a liberal envy at the experience of her Companion, sends her Récit ahead covered in her livery and thereby fascinates the four corners of the Hall; she calls forth from the wood a mobile tourniquet game around which Lackeys and Bertrands dance a Ballet whose gestures and postures are not to be sneered at.

After which WILL-O-THE-WISP SPIRITS run from all sides, players of a game of forced ball. They combine the exertions of their game with a pleasant ballet, bearing witness with extreme artifice to their flexibility and alacrity.

No sooner has this troop turned its back on the audience than another kind of SPIRITS dancing a Ballet bring a tapestry onto the stage floor: a Fox and some Hens enter to begin their game. They arrive by dancing a lovely Ballet and then play with such artifice that if the Fox’s tricks catch and kill the Hens, the Fay’s wand restores them to life so that they can experience sweet vengeance over their enemy. Suddenly, all that disappears and the Fay of Gamesters leaves the Louvre to preside over pegs and round ball in the country.

(p.163) The Récit of JACQUELINE THE KNOWING, Fay of the Mentally Infirm, arrives, whose capricious ornaments testify to the bizarre ideas of his Mistress. She ignores her defects while finding them in more perfect things and has a powder arm in her head as do her followers; she thinks that with her wand she can lower the ceiling above her head to beneath her feet.

She brings on the DUPES, whose frightened pallor and besotted attention to themselves make it clear that they have grown old from their preoccupations.

They are followed by the HALF-MAD, who illustrate the lucid intervals of their moods through differences in their costume and their dance by turns wise and mad; their Ballet concludes with an unevenness in their movements.

The EXTRAVAGANTS, who also live under the laws of that mentally Refined Fay, enter without being invited to dance a Ballet that they pull off so well that one cannot complain of their extravagant conduct.5

Finally, JACQUELINE THE KNOWING, to top it all off, brings on the Deft Gentlemen, whose kindness surpassing their fame is explained by their Ballet and the perfection of their dancing. They all leave to continue dressing, following their Fay, whom water cures won’t heal.

However, the Récit of ALIZON THE SURLY, Fay of the Brave Soldiers, begins to appear at the end of a moving object, and after having sung in warlike manner the ostensible exploits of she who is preceded, makes way for the Fay as the latter attempts to ravish everything around her by the enchantment of her entrance. She believes that her feigned arms, dipped in the chimerical blood of her imaginary enemies, are true marks of her mendacious value.

That is why she orders that two lance bearers issue from two pavilions to tilt at one another. Preceded by their seconds and all the necessary equipment, they demonstrate gestures as grotesquely furious as they are farcical.

They are followed by fighters who dance a Ballet with their fantastic arms: the combat, animated by the sound of tambourines, heats up and the Valiant Soldiers withdraw without casualties.

Then comes the frightening Ballet of the arm and head choppers; although these limbs are artificial they are well done enough to fool the audience.

Finally, this proud ALIZON THE SURLY (who some say taught DON QUIXOTE to tilt at windmills) brings on the entrance of the armed doctors mounted on mules, who, after having danced a Ballet, believing themselves to be the best rough riders of France, reveal through their jousts at the quintain and the ring that they are only rough brains. They have at each other with such playful gestures that they fairly engrave the memory of their extravagant combats on the minds of their audience. Then they exit with their Fay leading (p.164) them: she laughs at her own knowledge and teaches her followers to mock the knowledge of others.

As soon as this group of armed personages leaves, we prepare to consider CAPRIOLING MACETTE, Fay of Dancing, whose arrival is announced by the songs of her Récit.

She, having entered with dispatch, presents the Ballet of the inanimate Puppets. But their dance cannot be described because it is subject to no one’s pen.

Be that as it may, the Fay wisks the Puppets away, and by her power, be it feigned or true, gives them life that they may dance a Ballet in which so much agility, grace, and alacrity appears that if life has been given them by Macette, its aim has been to please the assembly.

And since the custom of grands Ballets is so old that the Knights and Ladies almost feel obliged to indulge in it, the conclusion of the Fays commands us to go search out the fairy of this Ballet among the Ladies, and that one dance as much as it pleases them.

Notes:

(1.) According to Furetière, the “forest” is both a royal preserve and a dangerous lawless domain: a “jungle.” St. Germain was a residence of the royal court outside of Paris, in Laye. The constant references in the synopsis to the country coming to the city involve both a reminder that ballet is a “holiday” fantasy and that some unpleasant aspects of nature menace the enclosure of culture.

(2.) Of Music as a Female Colossus, Marolles notes: “La première entrée représente la musique sous la figure d’une grande femme, ayant plusieurs luths pendus autour d’un vertugadin d’où ils furent décrochés par certains musiciens fantasques qui sortirent de dessous ses jupes; et, comme ils en faisoient un concert, la grande femme dont la teste s’elevoit jusqu’aux chandeliers qui descendoient du plafond de la salle, battoit la mesure” (“The first entrée represents music in the figure of a big lady with several luths hung from her farthingale, later taken by fantastic musicians who issued from under her skirts; and, as they played a concert, the big lady whose head reached up to the chandeliers hanging from the ceiling, beat the measure”). Archives curieuses de l’histoire de France depuis Louis XI jusqu’à Louis XVIII, ou collection de pièces rares et intéressantes … publiées d’après les textes conservés à la Bibliothèque royale (Paris: Beauvais, 1834–40), vol. 6, p. 66. Neither the libretto nor the synopsis, however, mentions dancers entering from beneath the skirts of Music.

(3.) A sign of their nobility.

(4.) Music’s récit appears to have a “cor de chasse” (“a hunting horn”) attached to her nose. The libretto indicates that this first song and dance are cacophonous and grotesque, respectively.

(5.) The implicit reference is to the aesthetic of novelty governing burlesque invention.